CADHP à Dakar : justice, libertés fondamentales, eau et santé au cœur des réformes tchadiennes
En marge de la 89e session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), à Dakar, la ministre tchadienne de la Justice, garde des Sceaux, chargée des Droits humains, Mme Ndolenodji Alixe Naimbaye, a présenté les principales réformes engagées par son pays en matière de justice, de gouvernance et de protection des libertés fondamentales.
La délégation tchadienne a notamment mis en avant le retour à l’ordre constitutionnel, marqué par l’adoption d’une nouvelle Constitution, l’organisation d’élections législatives et communales, ainsi que la mise en place d’un Parlement bicaméral et la restauration du Conseil constitutionnel.
Sur le plan judiciaire, la ministre a souligné les efforts visant à renforcer l’indépendance de la magistrature, à faciliter l’accès à la justice et à lutter contre les violences basées sur le genre. La protection des femmes et des jeunes filles, ainsi que le respect de la dignité humaine dans les établissements pénitentiaires, figurent également parmi les priorités annoncées.
Mme Ndolenodji Alixe Naimbaye a par ailleurs rappelé que les droits humains englobent l’accès à l’eau potable, à la santé et à l’éducation. Elle a notamment évoqué une enveloppe de 3,8 milliards de francs CFA mobilisée, selon ses déclarations, pour améliorer l’accès à l’eau, ainsi que l’adoption d’une loi autorisant la transplantation rénale au Tchad.
La participation du pays à cette session continentale s’accompagne de la présentation d’un rapport cumulatif couvrant la période 2022-2026. Cette démarche vise à exposer les progrès réalisés, tout en permettant des échanges avec les commissaires sur les préoccupations et les recommandations relatives à la situation des droits humains.
Abordant les défis sécuritaires du continent, la ministre a également insisté sur le lien entre paix, stabilité et respect des droits fondamentaux. Elle a réaffirmé la volonté des autorités tchadiennes de poursuivre les réformes et de renforcer leur coopération avec les institutions africaines.
À Dakar, le Tchad entend ainsi défendre les avancées revendiquées par ses autorités et réaffirmer ses engagements en faveur des droits humains. La consolidation de ces réformes et leur traduction concrète dans le quotidien des populations demeurent toutefois essentielles pour garantir une protection durable des libertés fondamentales.

