Joj Dakar 2026 : Le Sénégal active son « bouclier sécuritaire » à quelques semaines de l’histoire (Par Aly Saleh)
À moins de deux mois de l’ouverture des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, le Comité national de coordination de la sécurité (CNS-JOJ) vient de franchir un cap décisif. En simulant une réponse interforces de grande envergure, la Police, la Gendarmerie, l’Armée et les Sapeurs-pompiers ont démontré leur haut niveau de préparation opérationnelle. Alors que la flamme olympique brille déjà sur la Corniche Ouest, le Centre de coordination des opérations bascule en mode action : le Sénégal est prêt à sanctuariser l’événement.
L’heure n’est plus aux projections, mais à l’action millimétrée. Alors que le compte à rebours s’accélère pour les premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse en terre africaine (31 octobre – 13 novembre 2026), le rideau est tombé sur un exercice stratégique crucial mené par la Commission Formation, Préparation et Exercices du CNS-JOJ. Le verdict est sans appel : un climat de confiance totale et une mobilisation de combat règnent au sein des troupes.
La Teranga sous haute protection : l’union sacrée des forces
Sur le terrain, la réponse sécuritaire sénégalaise prend la forme d’une véritable union sacrée. Cet exercice d’envergure a scellé l’interopérabilité parfaite entre les quatre piliers de la défense et de la sécurité du pays : la Police nationale, la Gendarmerie nationale, les Forces Armées et la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (BNSP). Pour orchestrer ce ballet sécuritaire, une architecture de commandement redoutable a été déployée :1 Centre de coordination des opérations (CCO), véritable tour de contrôle du dispositif, 5 Postes de commandement opérationnel (PCO) pour sectoriser la riposte, 15 Postes de commandement tactique (PCT) au plus près de l’action. De la gestion des salles de crise à la fluidité des transmissions, chaque maillon de la chaîne a été testé pour garantir la sécurité absolue des athlètes, des délégations officielles, des populations et des milliers de visiteurs attendus.
De la terre au ciel : un maillage hermétique
L’arrivée hautement symbolique de la flamme olympique sur le sol sénégalais le 12 septembre, célébrée en grande pompe à la Place du Souvenir, a marqué le point de départ d’une vigilance de chaque instant. L’hospitalité légendaire du Sénégal s’accompagne désormais d’une rigueur inflexible. L’un des plus grands défis de ce dispositif repose sur la sanctuarisation des espaces aériens et maritimes. Cette mission de haute technicité, confiée aux Armées, est désormais interconnectée en temps réel avec le CCO, les autorités civiles, les secours et les plateformes aéroportuaires et maritimes. L’objectif ? Une réactivité immédiate face à la moindre alerte grâce à un partage instantané de l’information.
Le CCO bascule en mode « conduite des opérations »
Signe que l’événement est déjà entré dans sa phase active, le Coordonnateur adjoint du CNS-JOJ, le Commissaire de police divisionnaire de classe exceptionnelle Ndiaga Diop, a acté la fin de la simple préparation lors du débriefing de clôture. Désormais, les différentes commissions thématiques se transforment officiellement en cellules opérationnelles au sein du CCO. Ce rapprochement stratégique fusionne l’expertise, la prise de décision et l’action immédiate. Le chef du CCO a d’ailleurs reçu l’ordre de maintenir une montée en puissance continue pour roder les automatismes et faire vivre, minute par minute, les chaînes de commandement. Au terme de cet exercice réussi, les félicitations de la hiérarchie sont allées au président de la Commission Formation, Préparation et Exercices, ainsi qu’à l’ensemble des équipes engagées dans cette dynamique collective. À quelques semaines du coup d’envoi, le CNS-JOJ envoie un signal fort au reste du monde : fondé sur la confiance mutuelle et la responsabilité partagée, le modèle sécuritaire sénégalais promet des Jeux sûrs, sereins et mémorables.
Aly Saleh

