Abdou Karim Sall, honorable député maire de Mbao : « À Mbao, nous allons poursuivre nos actions contre les inondations, améliorer l’assainissement et le cadre de vie, soutenir l’éducation, la santé, les jeunes et les femmes, protéger notre environnement et renforcer la proximité avec les populations ». (Première Partie)

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Cette interview est extraite de l’article, réalisé par Dakar actu, issu d’un entretien avec l’honorable député maire de la commune de Mbao, diffusé le 13 septembre 2026. Entre gestion de la mairie de Mbao et mandat parlementaire, Abdou Karim Sall a fait également une lecture sans concession de l’actualité nationale avec les tensions entre l’exécutif et sa propre majorité, décisions du Conseil constitutionnel, bras de fer social, maintien des taux de la BCEAO ou encore confiance des partenaires financiers envers le Sénégal.

Quelles sont vos priorités pour les prochains mois à l’Assemblée nationale et à la mairie de Mbao ?

À l’Assemblée nationale, mes priorités seront la défense du pouvoir d’achat, le contrôle de l’action gouvernementale, la transparence des finances publiques, l’emploi des jeunes, la protection des travailleurs et le renforcement de la décentralisation. Je serai également attentif aux réformes institutionnelles et aux textes touchant aux libertés publiques. Je défendrai l’intérêt national sans céder à la confrontation politicienne. À Mbao, nous allons poursuivre nos actions contre les inondations, améliorer l’assainissement et le cadre de vie, soutenir l’éducation, la santé, les jeunes et les femmes, protéger notre environnement et renforcer la proximité avec les populations. Mon principe reste simple : exercer chaque responsabilité avec sérieux, rendre compte aux citoyens et produire des résultats concrets.

Comment conciliez-vous votre agenda parlementaire national et la gestion quotidienne de Mbao ? Quels sont les dossiers locaux prioritaires ?

Ces deux responsabilités sont complémentaires. Mon mandat de député me permet de porter les préoccupations des populations au niveau national, tandis que ma fonction de maire me maintient quotidiennement au contact des réalités vécues par les citoyens et vous pouvez vous en rendre compte à travers mes interventions à l’assemblée nationale et à travers mes actions à mbao. À Mbao, nos priorités concernent notamment la lutte contre les inondations, l’assainissement, la protection du littoral et des zones naturelles, l’amélioration du cadre de vie, l’éducation, la santé, l’emploi des jeunes et l’accompagnement des femmes. Nous accordons également une attention particulière aux infrastructures, à la mobilité, à la sécurité des populations et à la préparation des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026. Je m’appuie sur une équipe municipale et une administration qui assurent la continuité du service public.

Comment analysez-vous le climat entre l’exécutif et sa propre majorité, alors qu’une motion de censure avait été évoquée par des cadres de Pastef ?

Cette situation révèle une crise politique profonde au sommet de l’État. Une majorité parlementaire est normalement chargée de soutenir l’action du Gouvernement. Lorsqu’elle envisage de censurer un gouvernement nommé par le Président issu de son propre camp, cela montre que le contrat politique initial est sérieusement fragilisé. Les institutions ne doivent pas devenir le terrain d’un règlement de comptes entre anciens alliés. Cette instabilité risque de retarder les réformes, d’affaiblir la confiance des citoyens et d’envoyer un signal négatif aux partenaires économiques. Le Président de la République doit exercer pleinement son autorité constitutionnelle et clarifier la ligne politique du pays.

Quel sera l’impact du maintien des taux de la BCEAO sur le pouvoir d’achat dans un contexte de tensions au Moyen-Orient ?

La BCEAO a maintenu son principal taux directeur à 3 % et son taux de prêt marginal à 5 %. Cette stabilité monétaire peut contribuer à éviter un renchérissement supplémentaire du crédit. Mais elle ne suffira pas à protéger le pouvoir d’achat. Les tensions au Moyen-Orient exercent une pression sur les prix des produits pétroliers, du transport et de certains produits alimentaires. La BCEAO souligne elle-même l’existence de risques de hausse des prix dans les prochains mois si on se réfère au communiqué de la BCEAO du 9 septembre 2026⁠. Le Gouvernement doit donc agir sur les circuits de distribution, la concurrence, les coûts de transport, la production locale et le ciblage des aides. La politique monétaire ne peut pas remplacer une véritable politique de protection du pouvoir d’achat.

Source : Dakaractu

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