Guerre au Moyen-Orient : Donald Trump dit qu’il ne lèvera le blocus qu’en cas d’ »accord » avec l’Iran

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Pas de négociations directes avec Israël, voilà le mantra du Hezbollah. Pour le parti pro-iranien, le président libanais doit passer par la case du consensus national pour décider de la meilleure option. Le Hezbollah assure qu’on ne le désarmera pas. Pendant ce temps, les pourparlers entre l’Iran et les Etats-Unis sont sur le point de débuter à Islamabad. Donald Trump y a envoyé une délégation tandis que l’Iran tergiverse encore. Doit-on s’attendre à une impasse diplomatique à la veille de l’expiration du cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l’Iran ?

Le député du Hezbollah, Hassan Fadlallah, affirme que son parti souhaite la poursuite de la trêve mais il exhorte le président libanais de renoncer aux pourparlers directs avec Israël. « Il est dans l’intérêt du Liban, du président et du gouvernement de renoncer à la voie des négociations directes et de revenir à un consensus national pour décider de la meilleure option« , insiste-t-il aujourd’hui.

Le Hezbollah n’est pas prêt à déposer les armes et assure qu’il brisera la « ligne jaune » de séparation qu’Israël a dit établir dans le sud du Liban. « Cette ligne jaune, nous la briserons par la résistance » insiste Hassan Fadlallah.

Les civils déplacés sont invités par les deux camps à ne pas réintégrer les villages frontaliers.

A Islamabad, c’est un autre duo qui se trouve sous les projecteurs. Les Etats-Unis doivent rencontrer l’Iran pour un deuxième cycle de négociations. La délégation américaine, emmenée par le vice-président J.D. Vance, est composée de Steve Witkoff et de Jared Kushner. Donald Trump dit offrir à l’Iran un « deal raisonnable« . Mais il avertit qu’en cas d’échec, « les Etats-Unis détruiraient toutes les centrales électriques et tous les ponts en Iran« .

Pour l’instant, l’Iran ne confirme pas sa participation à ces nouveaux pourparlers de paix. « Aucune décision n’a été arrêtée à ce sujet« , a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï. Il met en doute le sérieux des États-Unis dans leur volonté de poursuivre la voie diplomatique, depuis la saisie d’un cargo iranien par la marine américaine.

Dans le détroit d’Ormuz, Washington et Téhéran continuent de s’affronter, s’accusant mutuellement de violer le cessez-le-feu.

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