Attaque contre Mimi Touré : Yerim Seck cloué au pilori

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Le collectif « Jeunesses Mimi2024 » a publié ce vendredi 3 avril 2026 un communiqué viré à l’encontre du journaliste Yerim Seck. Motif : ses attaques répétées contre Mme Aminata Touré, ancienne ministre de la Justice. Selon le mouvement, ces critiques n’auraient qu’une seule origine : la condamnation de M. Seck pour viol, intervenue alors que Mme Touré occupait le garde des Sceaux.

Dans un texte sec et sans appel, les Jeunesses Mimi2024 rappellent que Yerim Seck a été reconnu coupable de viol et écroué pour une peine de deux ans de prison. « Par décence, ce repris de justice devrait se taire », écrivent-elles, estimant qu’un tel passé infamant disqualifie quiconque à prendre la parole en public, surtout pour fustiger une ancienne ministre de la Justice.

Le collectif dénonce un « acharnement médiatique malhonnête » de M. Seck contre Aminata Touré. « Son seul tort, à ses yeux, est d’avoir été la ministre qui l’a fait condamner », souligne le communiqué. Les Jeunesses Mimi2024 jugent qu’en temps normal, Yerim Seck devrait être frappé d’une interdiction d’expression publique, car il incarne « un contre-exemple pour la jeunesse ».

 

 

Le mouvement, basé à Kaolack, promet de rappeler à l’intéressé « autant de fois que de besoin » son casier judiciaire. Aucune réaction de Yerim Seck n’a été obtenue dans l’immédiat.

Cette sortie intervient dans un climat tendu entre le journaliste et l’ancienne ministre, les échanges médiatiques s’étant durcis ces dernières semaines. Les Jeunesses Mimi2024, proches de la mouvance d’Aminata Touré, entendent ainsi défendre l’honneur de celle qu’elles considèrent comme une cible injuste.

Pour l’heure, le parquet n’a pas réagi à cette prise de position qui relance le débat sur la réinsertion des personnes condamnées pour des faits de mœurs et leur légitimité à participer au débat public.

S.M.

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