Tribune Libre : Macky Sall, SG de l’Onu, Pourquoi leur répugnance ?

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(Par Alassane Bâ War). Par lettre officielle en date du 27 Mars, l’Etat du Sénégal s’est adressé à la Mission Permanente de l’Union Africaine pour se désolidariser de la candidature de l’ancien Président de la république Macky Sall au poste de Secrétaire Général de l’ONU.  Cette censure n’est sans doute pas dépourvue de fondement. Mais, en tout état de cause, c’est un refus systématique des actuels tenants du pouvoir de parrainer un fils du pays pour des raisons éminemment politiciennes.

Tout le Sénégal se rappelle de la malheureuse déclaration de l’ex Ministre des Affaires étrangères Yassine FALL ,datée du Mercredi 04 Juin 2025 pendant que la candidature n’était simplement qu’une rumeur. Elle affirmait avec un manque profond de culture et de retenu que la candidature serait irrecevable. Depuis cette réaction, il était déjà claire que le pouvoir Pastéfien, encore une fois de plus, allait renier aux valeurs traditionnelles Sénégalaises de solidarité ou de fierté nationale fondatrices de notre cohésion sociale. C’est dans ce contexte que la décision du gouvernement est intervenue pour soulever ainsi plusieurs interrogations.

-Comment un Etat responsable censé imprimer la solidarité nationale comme une norme objective garante de la cohésion sociale en arrive à cette position clivant et déshonorante?

-Ne peut-on pas en lire une calomnie, une médisance ou une perte de lucidité ? Avons-nous perdu le sens du dépassement et du surpassement? Où est passé notre commune volonté de vivre et réussir ensemble?

-Quel différent officiellement acté, juridiquement établi et populairement reconnu existe entre le Sénégal et son ancien président de la république?

En s’opposant malencontreusement à la valorisation d’un de ses fils, le régime actuel pour ne pas dire l’Etat Pastefien présente aux Sénégalais et à la communauté internationale une de ses images les plus hideuses. Pourtant, plusieurs appels à l’union des cœurs et des esprits ont été faits lors du commencement simultané du Ramadan des musulmans et du Carême des Chrétiens. Ces appels à la responsabilité ont été réitérés à l’occasion des sermons de plusieurs Imams lors des prières de la fête de Korité. Ils ont alerté et interpellé les autorités politiques des conséquences d’une désunion face aux menaces de tous ordres qui guettent le pays.

Ce qui s’est passé est une tragédie politique pour notre démocratie. Il est incommode qu’un Sénégalais prétendant  à un poste international aussi prestigieux qu’est le secrétaire général, soit affaibli par le gouvernement de son propre paysans fondement juridique. En optant l’inélégance républicaine, il aurait été même mieux pour eux d’opter pour le silence ou l’indifférence. Cela permettrait élaguer tout soupçon de méchanceté, de haine, de complexe ou tout bonnement de rejet d’un fils du pays.

En évaluant objectivement le modèle de gouvernance en place et compte tenu de la qualité intrinsèques des personnalités en rapport à leurs expériences et leurs incapacités à matérialiser leur promesses faites aux populations, on peut comprendre leur répugnance à revivre l’ascension de celui qu’ils continuent encore à combattre en lieu et place des souffrances des populations. Le pouvoir actuel ne fait que donner ce qu’il a : torturer et tuer les étudiants pour leurs bourses, ponctionner les salaires des enseignants pour leurs revendications, angoisser les paysans avec leurs récoltes invendues, déguerpir les ambulants sans les recaser, ternir l’image de la justice et des magistrats, torpiller les acquis de libertés de presse et d’opinion, mais plus grave encore assurer la défense et soutien des insulteurs sans vergogne contre des Sénégalais opinions contraires à eux.

Face à ces limites avérées, Nul ne doute que le régime Pastefien nourrirait un complexe et ainsi manquerait de reconnaissance et d’égard envers les fils du Sénégal valeureux qui ont rendu de bons et loyaux services à notre cher pays. Et pourtant pendant ses douze ans à la magistrature suprême, Macky a marqué son empreinte par ses réalisations dans presque tous les domaines de la vie économique et sociale. Des infrastructures routières, ferroviaires, scolaires, sanitaires, sportives, énergétiques et hydro agricoles en passant par les prestations sociales jusqu’aux différents succès sur le plan diplomatique et culturel, on trouve la signature de l’Homme. Objectivement, si Macky Sall est ôté du cercle qualitatif des ressources humaines dont dispose le Sénégal, personne du système Pastéfien ne pourra même être à la périphérie. Il faut qu’on arrête cette façon de voir le Sénégal. La concorde nationale du Sénégal ne doit pas être mise en péril? Qu’on ne parle pas des événements de 2021 à 2023, parce que la controverse ne sera jamais levée tant que la loi d’amnistie restera en vigueur. Les partisans  du «projet »accusent l’ex-président et son parti et le refus d’abrogation de la loi d’amnistie met en accusation le guide du « gatsa-gatsa» et ses combattants. La vérité est que le régime actuel n’a jamais eu le courage politique de tirer au clair cette affaire. Pourtant, la simple abrogation par l’assemblée Nationale de la loi d’amnistie éclairerait les lanternes.  Le rejet par l’Etat du Sénégal de la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire Général des Nations Unis est en tout état de cause une aberration qui trouve son origine que dans la politique politicienne. Au Sénégal, la posture de l’Etat doit être républicaine, mais pas partisane. Nos divergences politiques ne doivent pas altérer la gestion démocratique et républicaine de notre pays. Quel que soit le régime en place, la promotion d’un Sénégalais de tout bord politique doit un consensus national. Cela donnerait à tout Sénégalais le sentiment d’appartenance nationale, en toute circonstance. Aussi, un Etat responsable doit mesurer la portée présente et future d’une décision pour éviter des interprétations ou répercussions dommageables à la cohésion sociale. Comme tout bon Sénégalais, je soutiens vivement le Président Macky Sall pour le Secrétariat Général de l’Onu.

Qu’Allah bénisse le Sénégal et les Sénégalais.

Fait à Pikine, le 31-03-2026

Alassane Ba dit War Conseiller Départemental à la ville de Pikine et Conseiller Municipal à Djiddah Thiaroye Kao

Email: alwarr70@gmail.com

 

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