« Dakar se lève pour le climat : marche citoyenne pour la justice climatique ».
La capitale sénégalaise a vibré ce jeudi au rythme des slogans pour la justice climatique. Des jeunes venus des régions de l’intérieur du pays ont battu le pavé de l’Université Cheikh Anta Diop jusqu’à la Place du Souvenir africain, à l’initiative d’Actionaid Sénégal. Objectif : interpeller les décideurs sur l’urgence d’une justice climatique équitable, inclusive et centrée sur les réalités locales.
En uniforme et arborant des pancartes aux messages sans équivoque — « Justice climatique maintenant ! », « Finançons l’agroécologie ! » — les manifestants ont défilé dans une ambiance à la fois déterminée et pacifique. Au cœur de cette mobilisation : un appel fort au respect des engagements pris par l’État sénégalais et la communauté internationale en matière de lutte contre les changements climatiques.
« Nous marchons pour notre survie, pour un avenir juste, durable et inclusif », a martelé Khaita Sylla, directrice d’Actionaid Sénégal, structure organisatrice de cette marche verte inscrite dans le cadre de la Semaine d’action universelle pour le climat.
Agroécologie au cœur des revendications
Les jeunes manifestants, dont beaucoup sont issus de communautés rurales directement affectées par les dérèglements climatiques, exigent un soutien clair et durable à l’agroécologie. Ce modèle agricole, fondé sur le respect de l’environnement et la souveraineté alimentaire, est présenté comme une alternative crédible face aux effets du réchauffement climatique.
« Nous exigeons que les financements pour les engrais organiques soient effectifs, et que la transparence soit de mise dans leur distribution. Il est temps d’intégrer la question de genre dans toutes les politiques agricoles », a souligné Fatoumata Binta Touré, activiste de la plateforme Global Platform.
Des engagements internationaux trop souvent bafoués
Les activistes rappellent avec insistance que le Sénégal, comme d’autres pays africains, subit de plein fouet les conséquences d’un réchauffement climatique qu’il n’a pourtant pas provoqué. Ils appellent donc à une justice climatique globale, fondée sur le principe du pollueur-payeur.
« Les pays du Sud, non pollueurs, paient le prix fort de la crise climatique. Ce n’est pas acceptable. Nous demandons justice ! », a plaidé Mme Touré.
L’homme plastique, symbole d’un combat vital
Parmi les figures marquantes de la marche, Modou Fall, alias l’homme plastique, a attiré l’attention avec sa tenue confectionnée entièrement à partir de déchets plastiques. Président de l’association Sénégal Propre, il a salué l’engagement de la jeunesse et dénoncé les ravages visibles du changement climatique sur les côtes sénégalaises, notamment à Yarakh et Thiaroye-sur-mer.
« Le réchauffement climatique n’est plus une menace abstraite. C’est une réalité quotidienne qui détruit des vies. Il est impératif d’agir ensemble, maintenant », a-t-il insisté.
Une mobilisation nationale et stratégique
Depuis le 15 septembre, Actionaid Sénégal multiplie les initiatives : forums citoyens, débats communautaires et campagnes de sensibilisation, mobilisant largement la jeunesse autour des questions de fiscalité verte, de transition écologique et de souveraineté alimentaire.
« Les jeunes ne sont pas que l’avenir. Ils sont le présent. Ils doivent être au cœur de toutes les décisions climatiques », a conclu Khaita Sylla.



when is the best time to take steroids
References:
https://livebookmark.stream/story.php?title=how-to-buy-testosterone-injections-in-the-us