Ville de Dakar : le conseil municipal formé sur la lutte contre les maladies non transmissibles
La ville de Dakar en partenariat avec le ministère de la santé et de l’hygiène public ont organisé ce jeudi à Dakar un atelier de mise à niveau du Conseil Municipal sur la lutte contre les Maladies Non Transmissibles – MNT. Un atelier placé sous la double présidence du Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, Dr Ibrahima Sy, et du Maire de Dakar, M. Abass Fall.
Inscrit dans le cadre du Projet Dakar PHC – Politique Alimentaire, cet atelier marque le début d’une nouvelle offensive municipale contre le diabète, l’hypertension et les maladies cardiovasculaires qui gagnent du terrain dans la capitale. L’alimentation trop grasse, trop sucrée, la sédentarité et la vente anarchique autour des écoles sont devenues des bombes à retardement sanitaire. Face aux élus, Dr Ibrahima Sy a été direct :« Nous ne gagnerons pas la bataille des MNT dans les seuls centres de santé. La prévention se joue ici, dans les décisions que vous prenez pour vos quartiers, vos marchés, vos écoles. La santé commence dans la ville» Abass Fall: »Dakar veut être une ville en bonne santé ». Pour le Maire de Dakar, il est temps de passer à l’action.«Nous ne pouvons plus laisser nos enfants manger n’importe quoi devant les écoles. Nous devons rendre nos marchés plus sains, créer des espaces pour marcher, pour faire du sport. Avec Dakar PHC, la Ville s’engage», a martelé M. Abass Fall sous les applaudissements des conseillers. Le Projet Dakar PHC – Politique Alimentaire propose justement cela: intégrer la santé dans toutes les politiques de la ville. Durant la journée, les élus ont travaillé sur des pistes concrètes: labelliser les « marchés sains », réglementer la publicité pour les boissons sucrées, aménager des pistes cyclables et des jardins communautaires. Au terme des travaux, le Conseil Municipal a adopté une feuille de route. Objectif inscrire la prévention des MNT dans le budget 2027 de la Ville de Dakar.«Nous sortons avec des engagements. Ce n’est plus une option, c’est une obligation pour la santé des Dakarois», a conclu un conseiller municipal.
Alioune ndiaye

