Il y a deux raisons qui empêchent son retour á l’Assemblée nationale.Dialogue national PREMIÉREMENT ce sont les textes, notamment les articles 54 de la constitution, LO 175 du code électoral et 132 du RIAN (règlement intérieur de l’Assemblée nationale). Parlons de ces articles : Art.54 de la constitution : » la qualité de membre du gouvernement est incompatible avec le mandat parlemementatire et toute activité professinnelle publique ou privée rénumérée. Les modalités d’application de cet article sont fixées par une LOI ORGANIQUE. » QUE DIT CETTE LOI ORGANIQUE ? Art. LO 175 du code électoral : » le député qui, lors de son élection, se trouve dans l’un des cas d’incompatibilité visé par la LOI ORGANIQUE PORTANT REGLEMENT INTERIEUR DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE, est tenu de se conformer á la PROCÉDURE prévue á cet effet. » QUELLE EST LA PROCÉDURE ? Art.132 du RIAN : » le député qui, lors de son élection, se trouve dans l’un des cas d’incompatibilité visé au précédent chapitre, est tenu d’établir DANS LES HUIT (8) JOURS QUI SUIVENT SON ENTRÉE EN FONCTION, QU’IL S’EST DÉMIS DE SES FONCTIONS INCOMPATIBLES AVEC SON MANDAT…. » QUE RETIENT-ON Á LA LECTURE COMBINÉE DE CES ARTICLES SUSVISÉS ? Les textes n’indiquent nul part UNE DEMANDE DE SUSPENSION DE MANDAT. Le terme n’est mentionné dans aucune des dispositions des lois précitées. La chose qui reste Claire, c’est la DÉMISSION DE OUSMANE SONKO, CONSTATÉE DEPUIS LE 02 DEC. 2024, JOUR DE L’INSTALLATION DE LA 15 ÉME LÉGISLATURE. SECONDO Il y a le problème de la NON RÉTROACTIVE DE LA LOI ORGANIQUE 2025-11 DU 18 AOUT 2025 PORTANT REGLEMENT INTERIEUR DE L’ASSEMBLEE NATIONALE. Cette loi prévoit en son art. 124 la réintégration des députés nommés au gouvernement et, dés la cession de leur fonction ministérielle. Elle est entrée en vigueur depuis le 27 aout 2025. Mais celle-ci ne concerne pas Ousmane sonko qui a déposé sa lettre de démission en bonne et due forme depuis le 2 déc.2024.
Le Secrétaire Général du Parti de l’Indépendance et du Travail (PIT Sénégal), Samba Sy, a fermement condamné le projet de réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale suite à son limogeage de la Primature le vendredi 22 mai 2026 et à la démission consécutive d’El Malick Ndiaye ce dimanche 24 mai.
Dans une déclaration officielle, l’ancien ministre de Macky Sall qualifie cette manœuvre de « grave manœuvre dangereuse » et d’illégale, affirmant que l’ex-Premier ministre avait définitivement renoncé à son mandat parlementaire en accédant au gouvernement en 2024. Selon lui, le peuple ne peut accepter que la Constitution soit ainsi « piétinée au gré d’ambitions personnelles et partisanes ».
Samba Sy accuse le parti au pouvoir, PASTEF, de mener une stratégie agressive de conquête et de conservation du pouvoir « fondée sur la tension permanente, la confrontation et le passage en force », rappelant au passage les violences meurtrières qui ont secoué le pays entre 2021 et 2024.
Le leader du PIT regrette que les dirigeants s’engagent dans de tels calculs politiciens alors que le quotidien des Sénégalais s’aggrave face à la crise économique, au chômage et à la précarité sociale. Face à ce qu’il décrit comme un « chaos politique et institutionnel », il appelle les citoyens, la justice, ainsi que le président Bassirou Diomaye Faye, en tant que gardien de la Constitution, à prendre leurs responsabilités pour mettre un terme à ce projet avant la plénière de ce mardi

