Réformes institutionnelles : Denis Ndour salue l’initiative et appelle à une large concertation inclusive

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Denis Ndour, président de la Ligue Sénégalaise des Droits de l’Homme (LSDH), a réagi à la publication des avant-projets de lois par la présidence de la République. Tout en saluant l’initiative, il insiste sur la mise en place d’une large concertation inclusive autour de ces réformes.

Dans un entretien accordé à PressAfrik, il estime que « le président de la République est en train d’agir au bon moment », rappelant que « la société civile et les citoyens globalement ont beaucoup attendu par rapport à ces réformes ». Selon lui, ces projets visent à « solidifier notre démocratie et nos libertés » et à doter le Sénégal d’une Constitution « qui réponde aux aspirations des Sénégalais ».

Cependant, Denis Ndour met en garde contre une adoption sans concertation élargie. « Il faudrait que pour ces quatre projets de loi, qu’il y ait de large concertation, de façon inclusive, et que ça ne reste pas seulement une affaire de l’Assemblée nationale », plaide-t-il. Il insiste particulièrement sur les réformes constitutionnelles, estimant qu’elles doivent nécessairement passer par une consultation populaire, notamment via un référendum. « La constitution (…) c’est la loi mère », rappelle-t-il, soulignant l’importance d’impliquer directement les citoyens.

Sur la création d’une Cour constitutionnelle, il juge la réforme « salutaire », y voyant une concrétisation des recommandations des Assises nationales en matière de gouvernance démocratique.

Concernant la réforme du Code électoral, notamment l’évolution de la Commission électorale nationale autonome (CENA) vers une éventuelle CENI (Commission électorale nationale indépendante), il estime que l’essentiel réside dans le contenu. Il s’interroge notamment sur le rôle du ministère de l’Intérieur dans l’organisation des élections et sur la nécessité de renforcer la confiance et la transparence du processus.

Enfin, sur la réforme des partis politiques, Denis Ndour évoque une volonté de « rationaliser » le paysage politique sénégalais. Il suggère la structuration en grands pôles ou coalitions afin de rendre l’offre politique plus lisible et d’optimiser l’utilisation des ressources publiques.

Tout en saluant la démarche des autorités, le président de la LSDH appelle ainsi à un processus inclusif, dépassant le cadre parlementaire, pour garantir l’adhésion des citoyens et renforcer la légitimité des réformes.

Source: Pressafrik

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