Le regard de Sada : Thiélao, un village béni… !
Il n’existe pas un village plus béni que Thiélao qui regorge des personnes ressources, d’éminents hommes et de braves dames…Thiélao est un village situé dans le département de Podor. Ses fils sont dignes, des jeunes filles honnêtes… C’est la description des « habitués et natifs » de ce village noble de ses ancêtres. C’est un village béni ! Une culture authentique, ses paysages pittoresques, et l’hospitalité chaleureuse de ses habitants. Je plonge toujours dans ce joyau caché et qui vous offre une expérience unique, mêlant tradition et beauté naturelle. Chaque soir, des notables et sages se retrouvent pour aborder des sujets liés au développement de la localité pour certains. D’autres sont souvent dans les mosquées. De loin, vous entendez la voix des talibés qui récitent le Coran. Thiélao est un village qui mérite encore beaucoup de considérations de la part des hautes autorités du Sénégal. En d’autres termes, c’est un village qui s’inscrit dans le paysage naturel de la savane. (Pour ceux qui comprennent). C’est l’un des paysages naturels du domaine bioclimatique, agréable à vivre. Ici, la gentillesse et l’hospitalité de ses habitants en font oublier pour un temps la rudesse de la vie… Ce village se trouve à l’intérieur des terres. Il compte en majorité de l’ethnie Pulaar qui contribue au développement économique du Sénégal, bien sûr ! Le chef du village est un homme respecté et écouté. La communauté adore Dieu et dans cette bourgade, c’est le Coran qui est enseigné. Tout le monde cohabite en bonne intelligence et en parfaite harmonie. Plusieurs autres villages polarisent Thiélao. Ses fils sont inculqués de valeurs de la religion musulmane à bas âge. Au bord du fleuve Gao, comme de l’autre rive, des filles lavent le linge, chantent et rigolent ; des enfants qui jouent et des pirogues qui traversent pour transporter des passagers. La saison des pluies est le moment de la préparation des travaux champêtres. La culture des crues fait partie de l’activité principale des habitants de cette bourgade. La tradition et la culture Pulaar sont très respectées. La fin des récoltes est encore un moment de joie, des jeunes filles qui se retrouvent dans des places, tous les soirs, avec des chants et danses. Pendant les vacances, c’est encore des moments de retrouvailles des anciens élèves, des amis d’enfance. C’est aussi un village des intellectuels. L’entraide est le menu de tous les jours. Des jeunes qui gagnent leur vie dignement grâce à la sueur de leur font…. à suivre.
Sada Mbodj

